Une convention algéro-néerlandaise d’assistance technique dans la filière lait

28 mai 2013 Commentaires fermés sur Une convention algéro-néerlandaise d’assistance technique dans la filière lait
Une convention algéro-néerlandaise d’assistance technique dans la filière lait

L’Algérie et les Pays-Bas ont signé mardi à Alger une convention d’assistance technique portant sur la mise en place et le lancement d’une ferme pilote laitière de démonstration et de formation à Guelma.

La convention a été signée par le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, M. Fodhil Ferroukhi et l’ambassadeur du royaume des Pays-Bas à Alger, Francicus Gijsbertus, en présence du ministre de l’Agriculture Rachid Benaïssa.

Cet accord d’une durée de trois années renouvelable, vise à renforcer la coopération bilatérale dans le domaine du développement de l’élevage bovin laitier, par la réalisation d’une ferme pilote de démonstration et de formation au niveau de la ferme de Mekhancha dans la wilaya de Guelma.

En apportant leur savoir faire, les Néerlandais s’engagent, dans cette convention à améliorer le niveau de technicité des éleveurs bovins laitiers et des techniciens ainsi que les conditions d’exploitation et de conduite d’élevage à travers la mise en place de cette ferme école.

L’assistance technique portera sur deux modèles de fermes, l’une familiale d’une capacité de 15 vaches laitières et l’autre de 60 vaches.

La formation des éleveurs de la région de Guelma et d’autres opérateurs désirant investir dans cette filière stratégique concernera, entre autres, la modernisation des fermes d’élevage, le rationnement du cheptel afin d’atteindre des performances élevées en matière de productivité laitière, la modernisation des bâtiments d’élevage et le transfert de techniques modernes utilisées aux Pays-Bas.

L’ambassadeur des Pays-Bas s’est félicité de la concrétisation de cet accord après plusieurs discussions en soulignant que son pays était en faveur d’un partenariat gagnant-gagnant avec l’Algérie qui a de “grandes potentialités”, a-t-il dit.

M. Benaïssa a mis pour sa part en exergue le dynamisme que connaît la filière lait en particulier et l’agriculture algérienne en général qui peut inciter les deux pays à “ouvrir beaucoup de chantiers de coopération”. Il a souligné aussi la demande incessante des agriculteurs pour les nouvelles techniques de production.

Le ministre a cité plusieurs facteurs attestant de la croissance de cette filière qu’il considère “compliquée” vu la multitude d’intervenants et son importance dans la sécurité alimentaire du pays.

Il a fait savoir, dans ce sens que l’Algérie avait importé plus de 100.000 génisses durant les quatre dernières années. Aussi, la filière s’est organisée à travers notamment des conventions entre laiteries et éleveurs pour la collecte du lait, “chose qui n’existait pas avant”, a-t-il dit lors d’un point de presse.

La collecte du lait cru a plus que triplé en 4 ans

Plus de 32.000 éleveurs sont liés avec des contrats avec les transformateurs, alors que le niveau de la collecte est passé de moins de 200 millions de litres en 2009 à plus de 700 millions/an de litres en 2012.

Néanmoins, la filière lait fait face à un défi majeur qui est celui d’améliorer la productivité et la maîtrise de l’alimentation, de la santé et la conduite des élevages, des conditions nécessaires pour améliorer la productivité. La filière connaît aussi l’émergence de nouveaux bassins laitiers.

Interrogé sur l’impact de cette dynamique sur la réduction de facture des importations de la poudre de lait, le ministre a souligné que la filière avait besoin encore du temps pour se structurer davantage et répondre à la demande croissante.

“Nous sommes en train de créer les conditions d’un développement durable de la filière lait, et la facture baissera au fur et à mesure que le marché se stabilise”, a-t-il affirmé.

Les importations algériennes de lait de transformation ont atteint 314,8 millions de dollars durant le premier trimestre 2013 contre 281,7 millions de dollars à la même période de l’année écoulée, selon les Douanes algériennes.

La facture des laits et produits laitiers a atteint 1,19 milliard de dollars en 2012 contre 1,42 milliards en 2011. Les pouvoirs publics qui subventionnent la poudre de lait importée par l’opérateur public,ONIL, accorde un soutien de plus de 40 milliards DA à la filière lait en vue de développer la production nationale.

En 2011, l’Algérie a signé un accord de partenariat avec l’association française Bretagne International pour le développement et la modernisation de la filière lait dans trois wilayas : Blida, Relizane et Souk Ahras.

 

Source: http://www.aps.dz

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