Les relations banques-entreprises ne doivent pas être conflictuelles

21 juin 2013 Commentaires fermés sur Les relations banques-entreprises ne doivent pas être conflictuelles
Les relations banques-entreprises ne doivent pas être conflictuelles

Les représentants d’institutions bancaires et de garantie d’investissement ainsi que des entrepreneurs et des experts ont exprimé, mardi à Alger, la nécessité d’éviter de présenter la relation entre les banques et les entreprises de manière conflictuelle afin de parvenir à un meilleur financement de l’entreprise.

’’Il faut éviter d’opposer la banque à l’entreprise car elles ont une relation de partenariat’’, a souligné le directeur général adjoint du Crédit populaire d’Algérie, Belkacem Saïd, lors de l’atelier sur le rôle de l’entreprise dans la croissance économique, organisé à l’occasion du forum économique et social du Cinquantenaire organisé par le Conseil national économique et social.

Selon M. Saïd, la préoccupation du banquier dans le financement de l’investissement est de ’’maximiser les chances de succès du projet’’ présenté au comité de crédit, mais déplore le fait ’’que des montages financiers de nombreux dossiers ne répondent pas à toutes les conditions requises’’.

Cela conduit, pour lui, au rétrécissement du crédit malgré ’’les efforts consentis par les banques’’. ’’Je vois mal une banque qui reçoit un dossier bien ficelé qui refuse le financement’’, a t-il dit, tout en admettant que ’’l’expertise au sein des banques pour renforcer la capacité d’analyse financière et d’analyse du risque’’ doit être améliorée.

Les entrepreneurs et les experts présents ont insisté sur la nécessité de trouver des solutions à ce qu’ils qualifient de difficultés dans les relations entre les banques et les entreprises. Le président du Conseil national consultatif de la PME, Zaïm Bensaci, a posé quant à lui la question de la dépénalisation de l’acte de gestion.

Un représentant de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF) propose aux entrepreneurs qui ont des difficultés avec les banques de s’adresser à ses services pour améliorer la relation entre les deux partenaires. Le même responsable a ajouté qu’en ce qui concerne la dépénalisation de l’acte de gestion, la loi de finances de 2013 devrait apporter du nouveau.

D’autres représentants d’institutions ont déploré le manque d’appel des entreprises à la garantie du crédit. Amar Daoudi, directeur général de la Caisse de garantie des crédits d’investissements (CGCI) constate d’abord que le financement des entreprises reste ’’fondé sur le crédit bancaire’’ alors que ’’la Bourse n’est pas dynamique’’.

M. Daoudi explique qu’’’il n’y a pas de crédit sans hypothèque’’, mais que ’ ’les meilleures garanties pour le banquier ’’ sont la capacité technique, managériale et humaine des entreprises. Le même responsable ajoute que la Caisse entend booster le développement de la PME en souhaitant que les banques soient plus ouvertes vis-à-vis de ce segment.

S’il constate par ailleurs que les banques continuent de ’’faire état du manque de pertinence économique et financière des projets’’ pour refuser leur financement, il s’est par contre interrogé sur ’’une éventuelle frilosité de nos banquiers’’.

Lors des débats, les intervenants ont insisté sur l’amélioration de l’environnement de l’entreprise, parlant de planification non dirigiste afin d’éviter d’inonder le marché par des produits que le marché est loin de pouvoir absorber, citant le cas des minoteries qui ont des capacités cinq fois plus importantes que la demande.

Un représentant d’une organisation patronale a proposé d’appliquer les résolutions déjà prises lors des différentes tripartites qui ’’sont restées lettre morte hormis quelque- unes liées aux banques et à la fiscalité’’, a-t-il dit.

La mise à niveau et la baisse des charges patronales figurent parmi les propositions émises lors de cet atelier afin de parvenir à la création de nouvelles entreprises et à la création de postes de travail.

 

Source: http://www.aps.dz

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