Le succès discret de la Maison de l’entrepreneuriat de l’université Mentouri

30 avril 2013 Pas de commentaires »
Le succès discret de la Maison de l’entrepreneuriat de l’université Mentouri

Diffuser la culture de l’entreprise au niveau de l’université et accompagner les diplômés et porteurs de projets, c’est la mission que s’est donnée la Maison de l’entrepreneuriat, de l’Université Mentouri. Ça marche !

L’expérience unique en Algérie entamée en 2007 au niveau de l’université Mentouri. Une évolution logique puisque depuis 2000, des universités d’été consacrés à la création des entreprises ont commencé à être organisées avec la contribution des cadres du secteur bancaire, des assurances et des impôts. L’expérience menée avec l’Ansej s’est orientée vers des formations centrées sur les aspects pratiques de la création d’entreprise. Au cours de la même période, le partenariat avec l’université Pierre Mendès-France de Grenoble a été relancé et a gagné en intensité avec l’insertion dans le programme européen Erasmus Mundus et Tempus destinés aux universités. La Maison de l’entrepreneuriat de Constantine s’est très clairement inspirée de la maison de l’entrepreneuriat au niveau du pôle universitaire de Grenoble. Et avec sa contribution. Elle participe de manière active et concrète à préparer et à orienter les étudiants vers la création des entreprises en les dotant des outils en matière de management. Le succès, discret, est réel. La proportion d’étudiants universitaires porteurs de projets qui se sont orientés vers l’Ansej est passée de 3% en 1998 à 30% en 2012. La Maison de l’entrepreneuriat œuvre, à travers la tenue de séminaires, de tables rondes et des stages de formation, à faire découvrir les potentialités chez les étudiants qui, de plus en plus, se libèrent de l’attitude passive qui consiste à attendre un emploi après l’obtention du diplôme. Avec la Maison de l’Entreprenariat, ils apprennent à créer leur propre emploi et celui d’autres en lançant leurs propres projets.

UN AFFLUX SANS PRECEDENT

Kerbadj Mohamed Salah, cadre au niveau de l’Ansej Constantine souligne l’afflux remarquable d’étudiants pour les journées de sensibilisation organisées par la Maison de l’Entrepreneuriat. «C’est un afflux sans précédent», a-t-il dit. Le nombre d’universitaires porteurs de projets qui se sont rapprochés de l’Ansej a augmenté. Et le fait que leurs projets sortent des sentiers battus et saturés comme le transport notamment est apprécié. La cheville ouvrière de la Maison de l’Entreprenariat qu’elle dirige depuis 2009 est Sandra Saibi. Dans le cadre de la préparation de sa thèse de doctorat sur le thème de «L’entrepreneuriat et les stratégies de développement des PME dans les pays du Maghreb- Etude comparative», elle a effectué, en 2007, un stage de formation à l’Université Pierre Mendes-France (UMPF) de Grenoble. Le partenariat entre l’UMPF et l’université Mentouri relancé au début 2000 a donné naissance à l’idée de création d’une Licence en création d’entrepreneuriat, création et reprise d’entreprise. L’idée a été mise en œuvre dès 2004 et la première promotion de licenciés en entreprenariat est sortie en juin 2007, ce qui avait donné à une cérémonie en présence d’une dizaine d’enseignants de l’université Mendès France de Grenoble. La Maison de l’Entrepreneuriat est une suite logique de ce partenariat. Il s’agit d’une adaptation aux réalités algériennes du modèle de la Maison de l’entrepreneuriat de Grenoble qui, elle-même, était de naissance récente (2002). Sandra Saïbi souligne que les étudiants-entrepreneurs font preuve de qualités essentielles comme la confiance en soi, l’esprit du risque et une capacité à accepter l’échec quand il advient. Ce sont des qualités réitérés au cours des journées de sensibilisation organisés par la Maison de l’Entrepreneuriat. «Après la tenue de ces journées, on a des dizaines d’étudiants qui nous approchent pour demander plus d’information. Le plus souvent ils viennent après avoir fait une auto-évaluation de leurs capacités». Le secteur de la mécanique et d’autres spécialités très techniques connaissent un grand succès auprès des porteurs de projets. Mais ce sont des domaines où les possibilités de stages sont faibles au niveau des entreprises, ce qui est source de difficulté pour les étudiants à définir leurs projets et à évaluer leur capacité à les réaliser.

Au troisième Salon de l’emploi, organisé aux Pins Maritimes à Alger, du u 15 au 23 avril dernier, les étudiants ont été nombreux à s’intéresser à la Maison de l’Entrepreneuriat dans le pavillon réservé aux institutions intéressées par l’emploi.

 

Source: http://www.lequotidien-oran.com/

  

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