«Une banque de la PME-PMI sera bientôt créée»

30 avril 2013 Commentaires fermés sur «Une banque de la PME-PMI sera bientôt créée»
«Une banque de la PME-PMI sera bientôt créée»

«Des décisions importantes dont celle liée à la création d’une banque de la PME-PMI ont été prises à l’issue de la réunion multipartite, tenue mercredi dernier, entre le ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’investissement, Chérif Rahmani, et la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA)», a annoncé, hier lundi, le président de cette organisation patronale, M. Habib Yousfi, au micro de la Chaîne 3.

En effet, intervenant sur les ondes de la radio nationale, le président de la CGEA a expliqué qu’après une «évaluation correcte» de la situation des entreprises dans le pays, décision a été prise par les pouvoirs publics pour «créer cette nouvelle banque, qui va apporter un soutien financier direct aux entreprises algériennes, mais aussi contribuer à améliorer le climat des affaires en Algérie, consolider la croissance et, aussi booster l’attractivité en matière d’investissements directs étrangers (IDE)», a-t-il dit. Il a également indiqué que d’autres «mesures concrètes» ont été prises lors de cette réunion multipartite comme des allègements fiscaux et parafiscaux au profit des PME-PMI et «l’amélioration d’une manière plus globale de l’environnement dans lequel évoluent ces entités économiques, véritable fer de lance de l’économie nationale», a souligné Habib Yousfi. A la lumière du dernier rapport du FMI qui estime que le secteur public économique en Algérie «ne participe pas suffisamment à l’édification économique», d’autres «mesures importantes ont été arrêtées pour mobiliser le potentiel des PME-PMI au profit du développement du pays», a encore déclaré le président de la CGEA.

Se félicitant de la participation des organisations patronales à l’élaboration de la prochaine loi de finances complémentaire, Habib Yousfi a expliqué, dans ce cadre, que «l’objectif premier reste l’allégement du poids de la fiscalité sur la petite et moyenne entreprise, et partant améliorer leur compétitivité». Au sujet du partenariat public-privé et une éventuelle reprise des actifs résiduels des entreprises en difficulté, l’invité de la radio a estimé que le «constat aujourd’hui est de voir les pouvoirs publics privilégier le secteur public au détriment du secteur privé, alors que la solution, à mon avis, reste de mettre les deux secteurs sur un même pied d’égalité, considérant qu’il s’agit d’entreprises algériennes», a-t-il dit. Soulignant au passage que les décisions issues des différentes tripartites gouvernement-UGTA-patronat «n’ont pas encore été suivies d’effet en faveur du secteur privé», le président de la CGEA s’est dit «déçu par le peu d’intérêt manifesté par le gouvernement concernant le Pacte économique et social, qui reste encore à l’étape de la théorie», précisant qu’une audience a été demandée au Premier ministre pour débattre de cette problématique.

Pointant du doigt certains départements ministériels pour les «décisions unilatérales» qu’ils prennent sans consultation des partenaires sur le terrain, Habib Yousfi, sans nommer le ministère concerné, a cité «l’exemple concret» des carrières d’agrégats, soumises, a-t-il dit, à une «taxation aussi injuste que rédhibitoire». Plus de 250 exploitants de carrières d’agrégats, après une fin de non-recevoir opposée par le ministère de l’Energie et des Mines, ont donc décidé de mener une action de protestation, «ce qui peut se traduire par des retombées catastrophiques sur un pays transformé en chantier à ciel ouvert». Le pacte de croissance, la levée du «verrou» de la bureaucratie tentaculaire, la «marginalisation du secteur de l’habitat au profit des entreprisses étrangères», les «dégâts collatéraux immenses» causés par le secteur informel et l’importation à tout va, l’adhésion de l’Algérie à l’OMC et le «travail de mise à niveau qui reste à faire», le rôle du capital privé dans la sphère économique et la création de richesses, la «petite et moyenne corruption» et ses effets dévastateurs sur l’image du pays à l’étranger et l’économie nationale ont été les autres points abordés par l’invité de la radio algérienne.

 

Source: http://www.lequotidien-oran.com

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